Blog de L'HerBiVoRe

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La biodiversité, ça se cultive aussi !


   27 juil

La biodiversité, ça se cultive aussi !

Les variétés végétales et races animales dites « améliorées » ne sont performantes que dans des conditions uniformisées qui imposent d’artificialiser le milieu au moyen d’engrais chimiques et d’aliments pour bétail souvent importés.
Les plantes et les animaux « poussés au maximum », et sans lien avec le milieu dans lequel ils sont cultivés ou élevés, sont déséquilibrés et fragiles et doivent être protégés à coups de pesticides ou de médicaments chimiques.
La remise en cause du recours systématique à la chimie est indissociable de la promotion de variétés paysannes, adaptées au milieu naturel. Une pomme « Calville blanc d’hiver » nécessite bien moins de traitements qu’une « Golden », les blés de pays cultivés en agro-écologie ne nécessitent aucun traitement…

Actuellement, la quasi-totalité des semences utilisées par les agriculteurs sont achetées chaque année à leur coopérative, leur semencier ou leur pépiniériste : elles appartiennent à un nombre limité de variétés « commerciales », souvent dites « variétés améliorées » pour mieux s’adapter aux engrais chimiques et à la mécanisation des monocultures. La plupart d’entre elles ne sont plus reproductibles à long terme, ce qui est un cul-de-sac pour la diversité.

Criwar

sources : www.semencespaysannes.org – www.agirpourlenvironnement.org

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5 commentaires

  1. ThT12 dit :

    Ce qu’il ne faut pas oublier, c’est que ces individus « amĂ©liorĂ© » sont issue de croisement entre plein d’espèce. En effet, le but est souvent de sĂ©lectionner certain train de la plante ou de l’animal au dĂ©triment d’autre. Pour reprendre l’exemple de la pomme, on va sĂ©lectionner des arbres qui donne de belle pomme ronde assez grosse, mais cette sĂ©lection va par exemple se faire au dĂ©triment de la rĂ©sistance Ă  certain pathogène. Mais Ă  l’inverse il est possible de sĂ©lectionner (toujours via des croisements) des pommiers rĂ©sistant a tel ou tel pathogène. Certaine recherche notamment effectuĂ© par l’INRA vise a produire des variĂ©tĂ©s « naturellement » rĂ©sistante Ă  certain pathogène et ce de manière durable. Le but est belle est bien de ne plus avoir Ă  utiliser ces pesticides.

    Il ne faut donc pas voir, ce qu’on appelle « l’amĂ©lioration » des plantes ou des animaux comme quelque chose de nĂ©faste, mais plutĂ´t comme un outils que l’on utilise depuis la prĂ©histoire. A nous de voir ce qu’on en fait.

  2. Criwar dit :

    D’accord pour les recherches sur les rĂ©sistances aux maladies mais
    une pomme rĂ©sistante Ă  « tel ou tel pathogène » ne va pas tout rĂ©soudre : une seule pomme cultivĂ©e sur tout le territoire, c’est vraiment une bonne idĂ©e ? la mĂŞme en Normandie, en Auvergne, dans le Sud? Ces fameuses pommes « rĂ©gionales » produits de recherches paysannes depuis des lunes qui fonctionnent bien localement, pourquoi les abandonner ? d’autant plus que des chercheurs continuent de travailler sur des cultures respectueuses de la biodiversitĂ©, et grâce aux connaissances nouvelles progressent dans les connaissances agricoles (agro-foresterie, …). Oui, il faut continuer de chercher mais sans abandonner toutes les variĂ©tĂ©s qui ont fait recette dans le passĂ© et ne pas vouloir Ă  tout prix empĂŞcher les paysans d’utiliser leurs semences…

  3. ThT12 dit :

    L’idĂ©e n’est pas de perdre la biodiversitĂ© bien au contraire. Pour effectuer ces recherches, ils vont chercher des pommiers rustiques (l’ancètre du pommier en gros) pour utiliser leur gènes et donc utiliser cette biodiversitĂ© originel. D’autant plus que le rĂ©sultat de ces recherches ont plutĂ´t tendance a prouver que la variabilitĂ© permet de rendre ces rĂ©sistances plus durable ! Donc je pense que tout ça va dans le mĂŞme sens, mais la recherche prend du temps a ce faire, et surtout a ĂŞtre mise en place !
    Pour la question des semences et des agriculteurs, c’est lĂ  un vaste dĂ©bats. Mais il ne faut pas forcement voir ça de manière complĂ©tement nĂ©faste pour les paysans. Ce dĂ©bats Ă  Ă©tĂ© perturber par les discution sur le fameux gène ‘terminator’ de monsanto. Mais bien qu’il y ai des points nĂ©gatifs a ne pas pouvoir utiliser ses semences, il y a aussi des points positifs !

  4. criwar dit :

    Quels points positifs?
    Le problème des semences paysannes n’est pas seulement Monsanto.
    C’est aussi la rĂ©glementation sur les semences et les plants, la pression des semenciers industriels qui tentent d’interdire ou de taxer les semences de ferme, d’interdire les Ă©changes de semences entre agriculteurs et la commercialisation de semences Ă  usage amateur alors que les textes internationaux les recommandent !
    Et c’est le manque de moyens des organismes de recherche publique, qui tendent Ă  conserver les vieilles variĂ©tĂ©s « dans des frigos » sans les cultiver, ce qui ne leur permet pas de co-Ă©voluer avec leur milieu.

  5. ThT12 dit :

    Je ne suis malheureusement pas expert dans ce domaine, donc j’ai peur de ne pas pouvoir argumenter cela comme il ce doit. NĂ©anmoins, ces points positifs sont Ă  chercher au niveau de la qualitĂ© des semences, qui est contrĂ´lable pour les premier croisement, mais beaucoup moins après plusieurs annĂ©e de culture en champs.

    Pour le reste je ne pense pas que ce sont uniquement les organisme de recherche publique qui sont Ă  mettre en cause, mais aussi et surtout la pression des consommateurs.

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