Blog de L'HerBiVoRe

Ce blog regroupe toutes les actualités liées aux plantes, à l'environnement et à l'écologie.

   02 sept

Nourir les humains

Le TIRPAA (Traité International sur les Ressources Phytogénétiques pour l’Alimentation et l’Agriculture) a été adopté par les États membres (les 192 pays de la Terre) de la FAO (Food and Agriculture Organization), organisme des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, par 116 voix pour et 2 abstentions (USA et Japon), en 2001. Il est entré en vigueur en 2004.

Ce Traité vise à soutenir la conservation ex-situ et in-situ de la biodiversité cultivée, et reconnaît la contribution des agriculteurs dans la conservation et la mise en valeur des ressources phytogénétiques (Articles 5 et 6). Il reconnaît également les droits de ces agriculteurs à conserver, ressemer, protéger et vendre leurs semences, à promouvoir l’utilisation durable des ressources phytogénétiques (Article 9).

Extraits :
Article 6
a) élaborer des politiques agricoles loyales encourageant, selon qu’il convient, la mise en place et le maintien de systèmes agricoles diversifiés qui favorisent l’utilisation durable de la diversité biologique agricole et des autres ressources naturelles.
b) Promouvoir, selon qu’il convient, une utilisation accrue des plantes cultivées, des variétés et des espèces sous-utilisées, locales ou adaptées aux conditions locales.

Or, la majorité des pays signataires interdisent l’exercice des droits des paysans, les remplaçant par les droits privés de propriété intellectuelle (DPI) sur les semences. Ce qui favorise la dizaine de firmes multinationales de se proclamer propriétaire de l’ensemble de la biodiversité existante, d’établir des brevets , de créer des semences industrielles non reproductibles trop chères pour les petits paysans qui ne peuvent les racheter chaque année. Elles détruisent les cultures vivrières, les systèmes sociaux, culturels et les savoirs traditionnels des communautés paysannes et des peuples indigènes.

Cette politique agressive est contraire à la protection des droits des paysans définis dans le TIRPAA.


   23 aoĂ»t

Trame Verte et Bleue (TVB)

La Trame Verte et Bleue est un « outil d’amĂ©nagement du territoire » dĂ©cidĂ© lors du Grenelle 2 de l’environnement et qui consiste Ă  mailler les espaces naturels par le biais de corridors Ă©cologiques (cours d’eau, haies, talus…). L’objectif est d’assurer ou de restaurer la continuitĂ© Ă©cologique.

Les activités humaines ont peu à peu morcelé le territoire. La TVB regroupera les grands ensembles naturels qui constituent les réservoirs de biodiversité .

Chaque région doit définir d’ici 2012, un schéma de cohérence écologique avec l’Etat. Les infrastructures linéaires programmées par l’Etat (autoroutes et LGV) devaient être compatibles avec celui-ci, ainsi que les directives territoriales, plans locaux d’urbanisme… décidés par les communes.

Malheureusement, lors des ultimes débats en commission mixte paritaire (juin 2010), les projets n’auront plus à être « compatibles » avec les schémas de Trame verte et bleue, mais pourront se contenter de les « prendre en compte ».

L’étape suivante sera donc cruciale, avec l’élaboration d’une cartographie des projets, région par région. On sait bien que s’il n’y a pas une pression politique très forte du ministère de l’Ecologie, les préfets se soucient de bien d’autres dossiers avant celui de la biodiversité.

Plusieurs régions ont déjà réfléchi à la question, établi des cartes de ces schémas… visibles sur leurs sites.


   19 aoĂ»t

L’ambroisie, plante exotique envahissante

L’ambroisie, (ambrosia artemisiifolia), plante originaire d’Amérique du Nord, est arrivée dans nos régions et en France au XIXème siècle vraisemblablement dans des semences fourragères. Elle provoque des allergies importantes (rhinites, trachéites, conjonctivite, asthme…).

Gilles Clément, (célèbre jardinier-paysagiste) dans son ouvrage « Eloge des vagabondes », souligne qu’elle n’a connu une expansion considérable dans la région lyonnaise que depuis les années 1970 et qu’elle liée à l’expansion des grandes cultures, notamment le tournesol. Pour lutter contre cette plante, il préconise de changer les méthodes culturales et de pratiquer le « semi direct » sans labour, pour éviter de découvrir le sol à nu.

Cette idée est intéressante au niveau de la méthode : il faut étudier la cause réelle qui provoque la prolifération de l’espèce, cela peut éviter de recourir à des désherbants chimiques aussi nocifs à la santé humaine que le pollen de l’ambroisie.

Un exemple de lutte : depuis 5 ans dans la réserve naturelle des Ramières on a fait appel à un éleveur bio de moutons pour limiter la floraison de la plante dans le lit de la Drôme. En 2009, ce pâturage dirigé par un berger a permis d’agir sur une surface de 70 ha.

Sources : « épines drômoises » août 2010 n°157


   13 aoĂ»t

Conduite écolo

A l’heure oĂą tout est dirigĂ© pour consommer moins de carburant, limiter ses dĂ©placements, etc… On est bien obligĂ© d’admettre qu’il est parfois indispensable d’utiliser sa voiture. Il n’empèche que nous pouvons adopter une conduite « eco-responsable », et notamment grâce Ă  ces liens :

Ces deux sites regroupent des points intéressant chacun sur des reflexes à adopter pour consommer moins de carburant à chaque déplacement !

Bonne conduite ;)


   11 aoĂ»t

BientĂ´t la fin des algues vertes en Bretagne ?

Les députés ont adopté en commission un amendement présenté pour la loi de modernisation de l’agriculture (débattue à l’Assemblée début juillet) par deux députés UMP bretons. Ceux-ci proposent « d’harmoniser la réglementation française avec la réglementation européenne » pour les élevages porcins.

En clair, l’autorisation d’extension serait portée au-delà de 2000 porcs, au lieu de 450 actuellement… pour désengorger les blocages administratifs !

Coop de France soutient « sans réserve » l’amendement, les « responsables » agricoles bretons écrivent au Premier Ministre pour le défendre et la Fnsea attend « un signal fort du gouvernement ».

Concentrer encore et toujours plus la production, c’est sûrement le moyen de régler la crise du porc, et pourquoi pas les excédents de nitrates ?

Criwar

« Campagnes solidaires » juillet/août 2010